Le territoire ajaccien connaît depuis quelques années un accroissement important d'opérations archéologiques autorisées par le Service Régional de l'Archéologie (DRAC de Corse). Des prospections-inventaires, des sondages, des diagnostics et des fouilles préventives ont ainsi été réalisés sur les communes d'Afa, Ajaccio, Alata, Appietto, Bastelicaccia, Coti-Chiavari, Grosseto-Prugna, Pietrosella, Sarrola-Carcopino et Villanova. Les résultats de ces travaux méritent aujourd'hui d'être présentés aux partenaires institutionnels soutenant et autorisant les opérations archéologiques, à la communauté scientifiques ainsi qu'au grand public. Une vingtaine d'intervenants universitaires, scientifiques et professionnels ont restitué durant ce colloque une image variée du patrimoine archéologique, historique et architectural du territoire ceinturant le golfe d'Ajaccio. Nous avons ainsi englobé six millénaires d'occupation depuis la préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine sur un territoire riche de neuf communes.
Le colloque s'est déroulé du 12 au 14 novembre par la présentation de conférences en journées, de films-documentaires en soirée et de deux expositions : travaux d'enfants et posters. Le 14 novembre a été consacré à la visite de sites patrimoniaux situés sur les communes d'Alata, Ajaccio et Villanova.
Le colloque s'est déroulé du 12 au 14 novembre par la présentation de conférences en journées, de films-documentaires en soirée et de deux expositions : travaux d'enfants et posters. Le 14 novembre a été consacré à la visite de sites patrimoniaux situés sur les communes d'Alata, Ajaccio et Villanova.
Le LRA a été créé en 2004 sous l’impulsion de Daniel ISTRIA (chargé de recherche au CNRS) et a été soutenu dès sa création par la Collectivité territoriale de Corse afin d’être un intermédiaire privilégié entre les scientifiques et le grand public. Les archéologues du LRA ont pour principales missions la réalisation d’opérations de prospections-inventaires diachroniques pédestres dans le but de rechercher de nouveaux sites archéologiques et monumentaux. Ces opérations archéologiques permettent d’étoffer et d’actualiser la carte archéologique nationale et d’enrichir les connaissances relatives au patrimoine insulaire. Ces spécificités permettent de retracer et de comprendre les processus d’occupations de ces communes.
Citons aussi parmi leurs missions :
• la valorisation des découvertes issues des travaux de terrains dans les dynamiques touristique et économique,
• la sensibilisation du public,
• la vulgarisation des résultats et ce grâce à la visite guidée de sites archéologiques majeurs,
• la mise en place de conférences dans des établissements hôteliers,
• des ateliers pédagogiques en milieu scolaire ou hors temps scolaire (de la maternelle au lycée),
• la rédaction de publications scientifiques,
• la participation à des manifestations nationales annuelles telles que la fête de la Science ou les journées du patrimoine.
Le colloque a débuté par les allocutions d’ouverture du députe maire de la Ville d’Ajaccio, M. Simon Renucci, et du conservateur régional de l’archéologie, M. Joseph Cesari.
Les présidents de séances, M. Vincent Maliet (conservateur du patrimoine à la CTC), M. Philippe Colombani (médiéviste) et M. Sébastien Ottavi (professeur agrégé d’Histoire) ont été remerciés chaleureusement.
Ce colloque a été l’occasion de présenter les travaux menés par le LRA depuis maintenant cinq années. Ces travaux ont été complétés par les études menées par les chercheurs ayant travaillé sur cette micro région. Ainsi, il a été possible d’avoir une idée de l’ensemble du patrimoine archéologique, historique et architectural du territoire ajaccien sur une période de temps s’échelonnant de la préhistoire à l’époque contemporaine.
Le colloque a débuté par les allocutions d’ouverture du députe maire de la Ville d’Ajaccio, M. Simon Renucci, et du conservateur régional de l’archéologie, M. Joseph Cesari.
La présidente du LRA, Mlle Elisabeth Pereira, enseignant-chercheur à l’IUT de Corse, après avoir présenté le Laboratoire Régional d’Archéologie, a dévoilé le déroulement du colloque et à remercier l’ensemble des partenaires.
La Préhistoire a été mise à l’honneur par des communications et des posters portant sur la commune d’Alata (H. Paolini-Saez), le mode de vie au Ier millénaire (F. de Lanfranchi et J. Alessandri), la sépulture de San Simeone (L. Doazan et M.-A. Gardella) et les sites de l’âge du bronze et de l’âge du fer autour du golfe d’Ajaccio (K. Pêche).
L’Antiquité a été éclairée par la présentation des sites de la basse vallée de la Gravona (L. Casanova), les épaves antiques du golfe d’Ajaccio (H. Alfonsi) et un nouveau regard sur la topographie antique et médiévale d’Ajaccio (D. Istria).
Le Moyen Age a fait l’objet d’une présentation générale sur l’ensemble du territoire (A. Venturini et P. Colombani), complétée d’une description du hameau pré-moderne de Montichji (A. Huser), la présentation de la céramique de ce même hameau (E. Tomas) et la maison-tour d’Appietto (P. Comiti).
L’époque moderne a débuté par la présentation d’une colonie génoise à Coti (H. Paolini-Saez), suivi par l’évolution de la citadelle d’Ajaccio de 1492 à 1570 (A.-M. Graziani) et l’architecture et l’urbanisme à Ajaccio au XIXème siècle (J.-F. Mata).
Des études diachroniques ont également été présentées : l’occupation humaine du territoire ajaccien (P. Comiti) et la prospection-inventaire de la commune de Pietrosella (H. Paolini-Saez).
L’exposition « Archéologie et patrimoine : regards d’enfants » a présenté des travaux d’enfants réalisés durant le temps scolaire ou le hors temps scolaire.
La classe de grande section de maternelle de Martine Lebaud (école du Loretto à Ajaccio) s’est attelée à reproduire un village néolithique du 6ème millénaire. Les méthodes de construction et les matériaux sont identiques à ceux de nos plus anciens ancêtres.
La classe de troisième cycle de Jean-François Olivesi (école de Petreto-Bichisano) a reconstitué la torre de Balestra, une aire de battage (l’aghja) et des anciennes terrasses de culture.Parmi les nombreux travaux des ateliers du mercredi après-midi, nous avons exposé des peintures représentant l’art rupestre paléolithique.
La visite de sites du dimanche 14 novembre 2010









